Concevoir un programme de captation, suivi et traitement sonore du geste instrumental

Entretiens sélectionnés

Entretien inaugural du suivi de production
6 Février 2007, bureau Équipe APM

Florence Baschet présente le calendrier de la commande que lui a faite l’Ircam. Elle rappelle l’histoire de sa précédente pièce avec captation du geste : BogenLied, œuvre pour violon augmenté et dispositif électroacoustique temps réel, créée le 26 novembre 2005. Frédéric Bevilacqua et Serge Lemouton reviennent sur ce calendrier. Puis Serge Lemouton, Frédéric Bevilacqua et Florence Baschet montrent le système de captation et de reconnaissance du geste utilisé dans BogenLied (la partition, le matériel et le patch) ainsi que des exemples de transformation sonore dans l’œuvre.

Entretien avec le chercheur en informatique musicale, avant une séance d'expérimentation
5 Mars 2007, bureau Équipe Temps Réel

Frédéric Bevilacqua montre les améliorations qu'il a apporté à l’interface graphique du patch. Puis il simule un alignement entre un modèle et une esquisse. De cette exemple de simulation, il tire des conclusions sur les développements informatiques futurs et l’organisation des prochaines séances avec les instrumentistes.

Entretien avec le chercheur en informatique musicale et la compositrice, après une séance d'expérimentation
8 Mars 2007, loges de l'Espace de projection, salle de concert de l'Ircam

Frédéric Bevilacqua et Florence Baschet font le bilan de la séance avec l’altiste et le violoncelliste. Ils valident l’organisation de celle-ci : enregistrer en début de séance l’« Esquisse » (figure musicale mettant en jeu une succession de gestes instrumentaux caractéristiques) puis dans un second temps les modèles (un modèle est une figure musicale caractéristique d'un geste) leur a permis à priori d’obtenir de meilleurs résultats en terme de « musicalité » et d’ « efficacité du travail ». Bien qu’ils n’aient pas encore analysé en profondeur les données captées, le chercheur en informatique musicale et la compositrice sont convaincus qu’elles corroborent avec celles captées pendant une séance précédente avec les deux violons seuls. Frédéric Bevilacqua et Florence Baschet sont convaincus qu’il faut observer longtemps les données si on veut les comprendre puis les analyser. Ils regrettent que ce protocole expérimental (enregistrement des nombreuses données et leur lecture humaine approfondie) ne soit pas appliqué plus souvent en informatique musicale.
Puis la compositrice s’interroge sur la bonne manière d’expliquer les transformations sonores aux instrumentistes, suite à l’heure qu’elle a passée avec eux précédant la dernière séance. Elle se demande comment faire usage du savoir des instrumentistes pour enrichir les transformations sonores de son quatuor.
Cela débouche sur des questions d’organisation de la prochaine séance, et par voie de conséquence pour son travail, sur la (les) partition(s) qu’elle doit écrire et faire parvenir aux musiciens pour qu’ils la travaillent. Celle-ci comportera des « inserts » pour y faire des traitements sonores. S’ensuit une discussion sur cette partition, pour qu’elle puisse à la fois être musicale, continuer à produire des données pour le suivi et tester des transformations sonores. Il semble alors que plusieurs partitions soient nécessaires, mais cela pose un problème de gestion du temps de la prochaine séance.

Entretien avec le chercheur en informatique musicale, après la séance d'expérimentation
12 Avril 2007, bureau Équipe Temps Réel

Frédéric Bevilacqua présente la calibration des données des capteurs et comment procéder le jour du concert. Il montre aussi les différentes parties du patch qu’il va encapsuler dans des sous-patch, ce qu'il nomme des "évolutions esthétiques". Il explique ensuite l’algorithme du suivi de geste, comment celui-ci est déclenché, et comment il détecte une proximité avec un modèle et à partir de quand cette information est pertinente. Cependant, si l’on décide de comparer un enregistrement avec le modèle dont il est issu, l’information que l’on retire du système est la différence avec le modèle comparé. Dans ce cas de figure, il cherche à donner du sens aux différences remarquées. Il approfondit la notion de différence en en présentant trois types possibles : 1) les différences écrites, 2) les différences d’interprétation, 3) les différences entre instrumentistes et/ou instruments. C’est sur cette dernière différence qu’ils doivent avancer d’ici la prochaine séance.

Entretien avec le chercheur en informatique musicale, avant la séance d'expérimentation
18 Mai 2007, bureau Équipe Temps Réel

Frédéric Bevilacqua décrit le développement du module de relecture des enregistrements de toutes les séances précédentes dans le même patch. Puis il montre plusieurs calculs de différence possibles entre des signaux enregistrés et alignés, en vue d’une transformation sonore.