Parcours exploratoire dans Concerto d'Elvio Cipollone

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  • Concerto : partie électronique seule
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  • Concerto : instrument et électronique
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Première vue mixte du passage

Observons d'abord ce passage au complet : PASSAGE 3 "Les Variations 5 et 6 "

VIDEO ECR_2 Passage3 : de 02:36 à 03:15

Partie instrumentale

mes 34 à 44 (p.5 et 6)

VIDEO Ecr_i Passage3 : de 02:36 à 03:15

Dans ce passage sont montrées les Variations 5 et 6. Elles mettent en jeu le retour de beaucoup des éléments rencontrés auparavant dans les autres variations : un son multiphonique, des doubles trilles, un son fendu, tous déjà entendus.
Une seconde apparition du même son multiphonique que celui entendu précédemment (en mes. 32, à 02:29) est suivie d’un silence lourd en attente. Les retours du double trille issu du début de la 2e variation puis de celui issu du début de la 3e variation amplifient l’impression d’instabilité. Au moyen d’une chute rapide le cor de basset est conduit à exposer trois cellules de la même nature ; chacune étant constituée par un son fendu suivi de 2 harmoniques (voir au 2e système).
 La première cellule, la même que celle entendue en fin de 4e variation (mes. 33, à 02:33), est suivie de deux autres cellules variées qui tendent à chaque fois à monter un peu plus vers l’aigu.


Puis un trille empli de tension (voir la forme d’onde du signal sonore ci-dessus, avec une accélération et un crescendo vers un quadruple fortissimo) suivi d’un silence total, achèvent de concourir au climat de suspense et à créer la nécessité d’une suite. Ces deux variations finissent donc toutes deux par le silence.

On peut remarquer que la 5e Variation ne commençait pas par un trait instrumental, contrairement à précédemment, mais par un son électronique, cependant assez proche d’un son instrumental.

Partie électronique

ped. 13 à 17

VIDEO Ecr_e Passage3 : de 02:36 à 03:15


Ce sont des sons de types suspendus puis plus scintillants qui débutent la 5e Variation sans aucun accompagnement instrumental.

Dans cette variation 5, les sons d’ordinateur cette fois non dénaturés sont mêlés à un son assimilable au vent (à 02:50).
Comme le montre l’image spectrale ci-dessous, ce son soufflé qui passe d’un registre à l’autre (aigu puis plus bas) est doublé par des sons d’ordinateur non dénaturés.


Légende : Les « sons d’ordinateur » de la variation 5

Pour la variation 6, très courte, les sons d’ordinateurs apparaissent cette fois quasiment au début (juste après un son en crescendo évoquant un « freinage »). Après les trois interventions du cor du basset, ils se transforment en sons déformés, beaucoup plus aigus qu’auparavant et moins resserrés. Ils ont subi des transformations par le compositeur :

Légende : Légère dénaturation des sons dits d’ordinateur initiaux

Mixte

Revoyons en entier ce passage :

VIDEO Ecr_2 Passage3 : de 02:36 à 03:15


Cette fois-ci l’instrument et l’électronique sont très rapprochés (cf. 2e syst. p.5) et même si durant cette 6e variation l’instrument prédomine largement, ils semblent bel et bien se mettre au diapason (silences communs à la fin de chacune des variations, atteinte d’un synchronisme page 5…).

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